complementaire sante

La guerre des tarifs

Avec la mise en application de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) de janvier 2013, tous les employeurs (sauf les particuliers) doivent mettre en place une mutuelle santé à la disposition de leurs salariés et financer au minimum 50 % de la cotisation de cette nouvelle assurance.

L’assureur est choisi par l’employeur, mais le panier de soins doit respecter les garanties minimales imposées par l’ANI, notamment la prise en charge intégrale du ticket modérateur et du forfait journalier en cas d’hospitalisation.

Souvent considérée comme une contrainte, voire un impôt supplémentaire, cette complémentaire santé se met en place parfois difficilement, selon la CGPME. Entre les accords de branche d’activité, les mutuelles déjà souscrites plus avantageuses et les cas particuliers, de nombreuses petites entreprises, surtout des TPE, n’ont pas encore réussi à boucler le dossier.


D’autant que cette liberté de choisir son assureur a laissé beaucoup de chefs d’entreprise face à des compagnies d’assurance qui n’ont pas hésité à sortir des tarifs agressifs pour prendre des parts de ce nouveau marché.

Privilégier l’information et le conseil

Face à cette guerre des prix, la CGPME conseille aux employeurs, surtout néophytes, de privilégier les assureurs qui proposent d’accompagner la mise en place des contrats et d’informer les salariés. Car, le prix n’est pas le seul critère à prendre en compte dans l’analyse de cette mutuelle de base obligatoire. Les tarifs les plus attractifs peuvent parfois cacher des clauses surprises, comme certaines extensions de garanties facturées très chères.

Il est donc important qu’employeurs et salariés comprennent bien les enjeux de cette généralisation de la complémentaire santé. Certains salariés doivent choisir entre conserver leur ancienne mutuelle ou signer un nouveau contrat.

Et pour de nombreux petits employeurs, cette nouvelle couverture, donnant droit à des avantages sociaux, peut être un véritable outil de politique salariale qu’il va falloir bien maîtriser pour que tout le monde soit gagnant, l’entreprise et le salarié.