Télémédecine ophtalmos étude

L'Assurance maladie veut favoriser la télémédecine

Il y a quelques mois, la Sécurité sociale disait vouloir favoriser la télémédecine, à partir de 2018. Le directeur général de l'Assurance maladie, Nicolas Revel, profitait d'ailleurs du congrès de la Fédération des médecins de France (FMF) pour encourager chaque médecin à pratiquer son métier à distance. Il disait vouloir franchir un cap dans la télémédecine.

Cette envie n’est d’ailleurs pas nouvelle. Depuis 2014, plusieurs tests sont en cours sur différentes spécialités et les premiers résultats commencent à être examinés, comme ceux des ophtalmologistes, loin d’être conquis par cette « avancée ».

L’avis des ophtalmologistes

Les ophtalmologistes ont été les premiers médecins à expérimenter la télémédecine remboursée par la Sécurité sociale et ces premiers tests ont été suffisants pour dresser un bilan.


Malgré une envie des médecins d'embrasser la nouveauté, les spécialistes des yeux et de la vison ont été surpris par les résultats, qui ne sont apparemment pas ceux attendus. Le principal syndicat des ophtalmos dénonce même un fossé entre les paroles et les actes de l’Assurance maladie, lui reprochant notamment d'avoir des objectifs inatteignables.

En effet, lorsque l’on prend l’exemple du dépistage de la rétinopathie diabétique, qui est une action prise en charge par la Sécurité sociale depuis 2014, on observe que l’Agence de la santé a mal évalué le nombre de patients attendus. Aujourd’hui, M.Bour constate que cette opération « concerne seulement 6 000 patients sur les 600 000 attendus ».

Le président du Syndicat national des ophtalmologistes (Snof) continue d’expliquer ce « fossé » en dénonçant une « mauvaise volonté de l’Assurance maladie » lors de la fixation des tarifs : 11,30 € pour l’ophtalmologiste et 17,42 € pour l’orthoptiste. Rappelons que l'ophtalmologiste est le médecin spécialisé dans les troubles oculaires alors que l'orthoptiste se charge de les corriger par une rééducation. Enfin, Thierry Bour évoque « des problèmes de facturation » et d’administration de la part de l’Assurance maladie, qui voudrait que « ça ne se développe pas trop vite ».

Trouver un accord entre les deux parties semble donc être chose difficile et cela pourrait même freiner certains médecins voulant profiter de la télémédecine.