Paradoxe de l'obésité deux études démontent

Plus l’indice de masse corporelle est élevé plus le risque est en hausse

La première étude britannique, publiée dans la revue « European Heart Journal », démontre le lien entre indice de masse corporelle (IMC) élevé et risque de contracter une maladie cardio-vasculaire. Cette étude réalisée auprès de 297 000 dossiers médicaux entre 2006 et 2010, montre, en effet, que les personnes ayant un IMC entre 22 et 23 (corpulence normale), ont plus de chance de rester en bonne santé.

À l’inverse, au-delà de cet IMC de « corpulence normale », le risque de contracter certaines maladies cardio-vasculaires augmenterait de 13% pour une hausse de 5,2 kilos/m² pour les femmes et de 4,3 kilos/m² pour les hommes.


La seconde étude, américaine, aboutit aux mêmes résultats. En effet, après une étude des dossiers médicaux de 190 000 personnes, le lien entre IMC élevé et risque d’accident cardiaque a aussi été établi. L’étude publiée dans le « JAMA Cardiology » confirme donc que « les risques d'incident cardio-vasculaire au cours de la vie ont été plus élevés, chez les adultes d'âge moyen, pour les personnes en surpoids ou obèses ».

La théorie du « paradoxe de l’obésité » négligerait certains critères

Selon les auteurs de ces deux études, le « paradoxe de l’obésité » qui affirme que l’obésité est associée à une meilleure espérance de vie face à d’autres maladies, aurait négligé certains critères.

Le taux de survie serait le même entre les personnes atteintes d’obésité et les autres malades. Le seul point qui diffère est le fait que les premiers symptômes arrivent plus rapidement chez une personne obèse que chez une personne fumant, par exemple. Dans le cas des fumeurs, les symptômes peuvent ne pas être diagnostiqués. De ce fait, il est impossible de comparer l’espérance de vie d’un fumeur avec un IMC « normal » à celle d'une personne atteinte d’obésité.