Fruits légumes pollués pesticides

Les chiffres clés de l’étude

Concernant les fruits

Pour mener à bien son étude, l’ONG Générations futures a analysé 19 fruits non bio. Le constat est édifiant : 72,6% contiennent des résidus de pesticides.

Voici les 7 fruits les plus pollués (avec le pourcentage des échantillons contenant des résidus de pesticides) :

Fruits plus pollués

C’est donc le raisin qui truste la première place de ce classement, avec quasiment 90% des échantillons contenant des résidus de pesticides. Sur le reste du podium, nous retrouvons les clémentines / mandarines (88,4%) et les cerises (87,7%).

Concernant les légumes

33 légumes non bio ont été analysés et ont permis de mettre en relief le fait que 41,1% d'entre eux présentaient des résidus de pesticides. Voici le top 7 des légumes les plus pollués :

Légumes plus pollués

Le céleri branche est donc le légume le plus pollué avec 84,6% des échantillons contenant des résidus de pesticides. On retrouve également, les herbes fraîches (74,5%), les endives (72,7%) ou encore la pomme de terre (57,9%) dans ce classement.


En comparant avec les fruits, nous nous apercevons que le pourcentage d’échantillons présentant des résidus de pesticides est plus faible pour les légumes. Cependant, ces taux restent inquiétants et on peut légitimement se poser la question de savoir si les pesticides présentent des risques pour le consommateur.

Des conséquences pour les consommateurs ?

Aujourd’hui, il est difficile de déterminer réellement les effets des pesticides sur le corps humain car le nombre d'études est encore trop faible sur le sujet.

Concernant cette problématique, les avis divergent. Selon le toxicologue et directeur de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) « « La présence de résidus de pesticides n’est pas inquiétante en soi pour la santé puisqu’ils font l’objet d’une réglementation ».

L’ONG Générations futures, quant à elle, présente un tout autre constat : « les pesticides présentent un risque toxique pour certains organismes qu'ils ne ciblent pas. Les effets, même de faibles quantités de ces toxiques, en mélange et/ou sur de longues périodes peuvent poser de graves problèmes sanitaires : troubles neurologiques ou du comportement, du développement, certains cancers, troubles de la fertilité ou de la reproduction... ».