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Restrictions sur l’optique et les dépassements d’honoraires

En optique, le maximum varie entre 470 euros et 850 euros, le montant alloué à la monture ne pouvant excéder 150 euros. Et sauf exception, le remplacement de la paire de lunettes n’est autorisé que tous les deux ans.

Si les limitations sur ce poste ont été acceptées sans trop de problèmes par les assurés, avec un reste à charge souvent minime, les plafonds de remboursement sur les dépassements d’honoraires ont posé davantage de difficultés.

En effet, en s’adressant à un praticien non-signataire d’une convention « d’accès aux soins » (CAS) avec l’Assurance-maladie, la prise en charge est réduite, laissant aux adhérents une part à payer conséquente. Or, pour beaucoup, en particulier ceux qui bénéficiaient d’une mutuelle santé d’entreprise bien couvrante, ce coût est nouveau et il peut être très important, notamment en Île-de-France et dans les grandes métropoles régionales, où les dépassements sont légion.


… ainsi que sur les opérations chirurgicales

En 2015, seuls 11?000 médecins se sont engagés via la signature du CAS à réduire les dépassements d’honoraires et leur fréquence. S’il y en a un peu plus chez les radiologues (24 %) et les chirurgiens (18 %), le pourcentage est très faible dans d’autres spécialités : gastro-entérologie (15 %), psychiatrie générale (9 %) ou encore ophtalmologie (7 %).

Or, s’adresser à un médecin spécialiste pratiquant un tarif libre revient de plus en plus cher, et va augmenter en 2017. De 125 % du tarif de remboursement de la Sécurité sociale cette année (soit 28,75 euros) le maximum de remboursement de la mutuelle santé va tomber à 100 % au 1er janvier prochain (23 euros).

Contraintes pour les opérations chirurgicales

La situation est pire en ce qui concerne les honoraires du personnel de santé en hôpital public comme en clinique privée sur les interventions « privées » des chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens.

Avec les nouvelles règles de plafonnement et le barème faible de la Sécurité sociale, le patient peut se retrouver avec un reste à charge très important après activation de sa complémentaire santé. Pour éviter toute mauvaise surprise, les spécialistes recommandent de vérifier au préalable sur le site de l’Assurance-maladie si le médecin figure sur la liste des signataires du CAS, ou de lui poser directement la question.