Audioprothèse gouvernement reste à charge zéro

Une réunion sur la santé

La concertation s’est donc déroulée pour parler des objectifs, du calendrier et des méthodes de travail pour les 3 secteurs que sont l’optique, le dentaire et l’auditif. La ministre de la Santé prenait alors la parole pour rappeler que le Président de la République avait « pris l’engagement que les Français puissent accéder à une offre sans reste à charge dans les domaines de l’optique, de la prothèse auditive et de la prothèse dentaire?».

Concernant le secteur de l’audioprothèse, Agnès Buzyn disait que l’objectif principal était de lutter contre la renonciation aux soins. En effet, nombreuses sont les personnes qui refusent les soins dans ce type de secteur, pour des raisons principalement financières. Aujourd’hui, les résultats le montrent puisque « seules 30 % des 6 millions de personnes malentendantes sont aujourd’hui appareillées ».


Les propositions des audioprothésistes

Hier, c’est le Syndicat national des audioprothésistes (Unsaf) qui présentait un programme, afin d’atteindre l’objectif du reste à charge zéro pour les assurés sociaux. Par cette occasion, il rappelait le faible taux d’appareillage en France ainsi que la place que prend l’Assurance maladie dans la prise en charge des problèmes d’audition.

Premièrement, l’Unsaf évoque un reste à charge pour lequel l’appareil et la prestation ne seraient pas dissociés. Le syndicat explique que si des mesures dissociant ces deux parties étaient prises, alors cela désavantagerait « les professionnels les plus efficients et les patients aux déficits les plus complexes ». De plus, ces mesures auraient « des conséquences néfastes sur la satisfaction et donc l‘observance ».

Par la suite, l’Unsaf explique que, comme les bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), les personnes qui bénéficient de l'aide à la complémentaire santé (ACS) allaient être intégralement prises en charge. Concernant le reste de la population adulte, un déboursement de 250 euros sera nécessaire.

La réforme devrait se faire en deux étapes. Dans un premier temps, la Sécurité sociale devra débourser 60 millions en 2018, puis 180 millions en 2019.