Axa MS Amlin blockchain

La technologie blockchain est une capacité de stockage et de transmission d’informations sécurisées, fonctionnant sans centre de contrôle. Cette énorme base de données qui contient tous les échanges de ses utilisateurs, gagne de plus en plus de place dans le domaine de l’assurance. Cela devient courant de voir des assureurs tester cette technologie, que ce soit avec leurs partenaires professionnels ou avec les particuliers.

Axa et son produit Fizzy

Récemment, c’est le cas d'Axa qui a lancé son nouveau produit d’assurance Fizzy. Ce dernier permet une indemnisation directe et automatique à ses souscripteurs, en cas de retard de leurs vols lors de voyages.

La blockchain intervient directement dans cette stratégie puisque l’application est complétement sécurisée. Toutes les transactions qui concernent le voyage sont enregistrées dans le système technologique et ces données deviennent donc inviolables.

Comment cette assurance fonctionne-t-elle ? Lorsqu’une personne veut voyager, elle n’a qu’à souscrire Fizzy. Les données du contrat concernant le voyage sont alors stockées dans la blockchain Ethereum. La plateforme Fizzy est alors connectée aux bases de données du trafic aérien, qui déclenchent le remboursement de manière automatique, au-delà de deux heures de retard. Tanguy Touffut, le directeur général d'Axa Global Parametrics, ajoute qu’il n’y a alors « pas de formulaire à remplir et aucun temps de perdu pour le client ».

C’est la blockchain qui permet à l’assureur Axa de proposer une assurance 100 % automatisée et 100 % sécurisée.

La blockchain pour MS Amlin

L’assureur MS Amlin s’est également investi dans le domaine de la blockchain, mais de manière plus surprenante. En effet, il s’est spécialisé dans le domaine de l'assurance de transport de marchandises par bateaux en zones de guerre. Madeline Bailey, qui s’occupe de ce projet chez MS Amlin, a déclaré qu’une automatisation et une sécurisation se fera pour « le contrat d'assurance entre le client, le courtier, l'assureur et le réassureur ». C’est-à-dire qu’au moment où un bateau traverse une zone risquée, les données présentes dans la blockchain permettent à l’assureur de « connaître et tarifer les risques en temps réel ».

La plateforme qui a déjà été validée en janvier 2018, devrait être prête en juin prochain.



Ce sont ici deux exemples qui montrent bien que les assureurs se montrent de plus en plus intéressés par les nouvelles technologies et notamment la blockchain, qui se développe rapidement et offre son savoir-faire à de nombreuses applications.