Irma secteur assurance difficulté

L’estimation des dommages et la prise en charge

Pour réduire les risques, les compagnies d’assurance ont décidé de travailler en étroite collaboration avec les réassureurs dont la santé financière est saine. Le marché des obligations catastrophes est arrivé à un niveau important au niveau du montant d’émissions en 2017. Cela s'explique par l’importance des rendements, malgré une perte possible, entraînée les événements climatiques.

Avant qu’Irma ne touche le territoire américain, une agence de modélisation avance que les dégâts potentiels pour Floride avoisinent les 120 milliards de dollars. Un professionnel en réassurance a évalué à environ 1,2 milliard d'euros le coût des dommages assurés pour les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Celui-ci supportera la majorité des pertes assurées selon les contrats avec ses clients (compagnies d’assurance et fonds publics locaux). La plupart des compagnies d’assurance passent par des réassureurs afin de diminuer leur exposition au risque. Les réassureurs sont financièrement solides. En 2016, l’excédent de fonds propres des 20 grands réassureurs a été évalué par l'agence Standard & Poor’s, par rapport à une notation « A » à 41,6 milliards de dollars. Néanmoins, certains réassureurs seront gravement affectés selon le PDG d’un acteur de la réassurance.


Pour Harvey, les inondations ont engendré des dommages avoisinant les 75 milliards de dollars soit 62 milliards d’euros, selon une agence de modélisation. Le représentant d’une réassurance allemande a invoqué la facture totale d’Harvey s’élevant jusqu’à 30 milliards de dollars. Étant donné qu’aux États-Unis la plupart des contrats d’assurance individuels ne couvrent pas le risque d’inondation, c’est un fonds public qui prend en charge les dommages causés par les inondations. Ce dernier, déficitaire de 25 milliards, pourrait être renfloué et couvrir les coûts relatifs à l’ouragan.

Qu’en est-il des obligations catastrophes ?

En 2017, selon une maison de courtage, un montant d’émission record a été enregistré au premier semestre avec 8,55 milliards de dollars. Les investisseurs sont attirés par l’importance des rendements malgré le risque de perte en cas de catastrophe naturelle. Aux États-Unis, les compagnies ayant investi sur certaines obligations catastrophes jouent probablement avec l’ouragan Irma. L'agence de notation financière se demande si l’ouragan pourra tester le marché des obligations catastrophes, car celle-ci a identifié 13 obligations « à risque ».