obseques

Pour ressortir gagnant d’un contrat assurance obsèques, vaut mieux mourir jeune ! Telle est la façon dont le magazine 60 millions de consommateurs a conclu son étude. Publiée le 13 octobre dernier, celle-ci analyse 8 contrats de ce type offerts par de grandes enseignes du secteur.

Le mécanisme du contrat

L’assurance obsèques est un contrat conclu par le souscripteur pour financer son décès. En effet, lors des obsèques de ce dernier, le contrat engage l’assureur à offrir une assistance matérielle à ses héritiers. De facto, ces types de contrats ne tiennent toutefois pas leurs promesses et l’assuré est souvent perdant.

Selon les chiffres du magazine, en moyenne, un souscripteur de 62 ans aura à payer 4 815 euros pour que ses ayants droit perçoivent 3 838 euros. Concrètement, l’intérêt que ces derniers touchent dépend de la formule que leur parent a choisi.


Celui-ci a trois options :

  • payer en une seule fois au moment de la signature du contrat,
  • procéder à des versements mensuels (sur cinq, dix ou quinze ans)
  • effectuer un paiement chaque mois, jusqu’à son décès (en moyenne 20 euros pour un assuré de 62 ans).

« Une assurance, pas une épargne »

Rares sont les cas où les héritiers empochent un capital supérieur à celui versé par l’assuré. Seul le contrat du Crédit agricole offre par exemple une indemnité de 4 000 euros pour un versement initial de 3 394 euros.

Quant à la Banque postale, la Mutac et la Macif, leur assurance prévoit une indemnisation identique au capital initial déboursé. Le pire scénario est que l’indemnité perçue se retrouve inférieure au capital de départ. C’est notamment le cas pour les contrats de Groupama et Malakoff Médéric.

Pour ce qui est des assurés qui ont payé à plusieurs reprises, le contrat n’est rentable que si la date de leur décès arrive plus tôt que la moyenne. En guise d’illustration, du côté de la Banque postale, un souscripteur de 62 ans qui décède à 85 ans perd 601 euros en cas de paiement sur dix ans. Il aurait d’ailleurs perdu davantage, 1 435 euros, s’il avait choisi le versement à vie.

L’établissement bancaire se défend en expliquant que le contrat obsèques est une assurance et non une épargne. À l’instar de tout contrat d’assurance, il y a un risque à courir : celui de payer à fonds perdu.

Il renforce ses arguments en faisant allusion au contrat d’assurance habitation : « Heureusement pour les clients, ils n’ont pas systématiquement un dégât des eaux s’ils souscrivent un contrat assurance habitation. De la même façon, ils peuvent décéder à un âge avancé et verser davantage que le capital garanti après le décès, ou mourir au contraire tôt et avoir versé peu ».