port du gant obligatoire en moto

Des mesures de sécurité déjà en place

Ce n’est pas la première des mesures de sécurité mises en place par le gouvernement pour obliger les conducteurs de deux roues, dont certains font parfois preuve d’une nonchalance à la limite de l’inconscience, à rouler bien protégés.

Bien évidemment la première est l’obligation du port d’un casque homologué qui est applicable depuis plus de 4 décennies puisqu’elle remonte à 1973.

Plus récemment est arrivée l’obligation de rouler muni d’un gilet fluorescent, applicable depuis le 1er janvier de cette année. Ici pas d’obligation de le porter à tout moment, le motard doit pouvoir le revêtir dans l’éventualité d’un arrêt d’urgence afin de signaler aux autres usagers de la route sa présence. Il peut donc l’emporter dans un compartiment adapté sur son véhicule.


Il faut noter que le port d’un blouson disposant déjà de bandes réfléchissantes ne dispense pas de cette obligation.

Une protection indispensable

En cas de chute, le réflexe le plus naturel est évidemment de se servir de ses mains pour se protéger. Inutile de préciser que même à vitesse réduite, un motard ne portant pas de gants s’expose à des risques sérieux de blessures, depuis les inévitables éraflures jusqu’aux douloureuses fractures, voire pire encore…

Les gants homologués sont ceux qui arborent les lettres CE, un signe qui prouve qu’ils sont en conformité avec la réglementation de la Communauté Européenne en matière de protection. Comme pour toute mesure obligatoire, le contrevenant s’expose à des sanctions, en l’occurrence une contravention et le retrait d’un point sur le permis du conducteur, même si c’est son passager qui est en faute.

De plus, les assurances moto pourront tout à fait s’abriter derrière cette nouvelle mesure pour refuser d’indemniser un conducteur de moto ou de scooter blessé aux mains lors d’un accident alors qu’il ne portait pas de gants. Autant d’arguments qui devraient faire réfléchir même les plus téméraires. À bon entendeur…