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L’assurance en ligne, la start-up Aviva ose s’y aventurer. Après de longues études des possibilités, le développement de la société se poursuit maintenant dans le digital.

Pendant que les autres start-up tentent de revoir le fonctionnement du marché de l’assurance, Aviva préfère se focaliser sur les activités en ligne, pour générer plus de profits.

« Le numérique, c'est pour aujourd'hui, pas pour demain »

L’entrée dans le digital est une opportunité qu’Aviva a décidé de ne pas rater. Pour cette transformation numérique de l’assurance, la société a implanté son centre d’innovation à Londres et à Singapour. Il reste indispensable que les profits dans ses divisions dépassent les pertes.


Il est à la charge d’Andrew Brem de veiller à ce que le compte d’exploitation des activités numériques affiche un résultat positif. Chief digital officer, ce dernier a réussi un bénéfice de 111 millions de livres au Royaume-Uni, soit 4.2% des profits opérationnels du groupe à l’échelle internationale.

Pour se hisser dans le secteur, le chief digital officer précise qu’après les fintech dans la finance, le moment est propice pour des insurtech. D’ailleurs, il illustre la transformation de l’assurance comme la mutation du secteur du voyage lorsque des sites internet de réservation de séjours ont vu le jour.

Un service accessible et simplifié

Aviva a pris l’initiative de simplifier ses activités en ligne. En effet, avec une souscription uniquement sur internet, un client peut avoir en sa disposition la marque Quote me happy.

Il s’agit d’un ensemble de police d’assurance, comprenant à la fois une assurance habitation pour un propriétaire qui est capable d’évaluer ses besoins sans passer par un conseiller et une assurance automobile destinée aux conducteurs britanniques prudents. Quant aux données, l’assureur a pensé à tout.

Pour mieux connaitre ses futurs clients, la société utilise les données de sa visite. Comme l’explique Andrew Brem, « les termes de leurs recherches et les lieux depuis lesquels ils se connectent en disent beaucoup sur leurs expositions aux risques ». Ainsi sont transmis au serveur et analystes d’Aviva, les cookies et les données issues de l’historiques web de l’internaute. Cela reste également un moyen économique pour éviter une longue discussion avec un agent.


Un réseau contrôlé

Aviva se limite à ce qui est raisonnable, et se tient à l’écart des techniques plus intrusives, notamment en calculant et en retraçant l’indice de masse corporelle d’un assuré en scannant sa photo sur un réseau social.

Pour le moment, la start up se focalise sur trois points, dont l’intérêt du consommateur, celui du régulateur et sa possibilité sur le plan technologique. Ainsi, Aviva n’estime pas qu’un puissant dispositif de reconnaissance visuelle serait accepté par ses assurés.

Toutefois, cette limite du raisonnable varie d’un pays à un autre. Concernant l’assurance logement, la présence de caméras de vidéosurveillance connectées dans les habitations commence à être acceptée en outre-Manche, alors qu’en France, cela reste encore sur le plan de débat.