bilan du secteur bancaire des grandes entreprises

Bonne surprise du côté de JP Morgan et Goldman Sachs

JP Morgan, Citi et Goldman Sachs, entre autres enseignes, ont surpris Wall Street avec leurs résultats trimestriels jusqu’à fin juin.

Les revenus de Goldman Sachs ont augmenté de 74 % à 1,82 milliard USD (1,4 milliard de livres) pour le 2e trimestre 2016, essentiellement grâce à la réduction des coûts, surtout légaux. À cela s’ajoute une hausse de 20 % des revenus sur titres à revenu fixe, des matières premières et des devises à 1,93 milliard de dollars (1,5 milliard de livres) au second trimestre.

De son côté, JP Morgan annonce une progression de 13 % de ses revenus de négociation et un bond de 35 % des revenus des produits à revenu fixe.


Revenus globaux toujours sous pression pour Barclays

À cause d’une baisse de 31 % des bénéfices sous-jacents de sa banque de financement et d’investissement, Barclays a vu ses bénéfices avant impôts chuter de 25 % de janvier à mars, à 793 millions de livres, contre 1,1 milliard de livres un an plus tôt. De plus, ses revenus de négociation ont reculé.

Heureusement, le rebond de ses banques d’investissement américaines au 2e trimestre a compensé, permettant au groupe de dépasser ses prévisions. Il devrait bénéficier de la croissance des revenus fixes, ainsi que du niveau moindre de la livre par rapport au dollar (monnaie des revenus de la banque d’investissement).

Toutefois, ses revenus globaux devraient rester sous pression, surtout si, comme beaucoup l’anticipent, la conjoncture empire avec la baisse du taux d’intérêt et un ralentissement du rythme de croissance des prêts. D’importants changements pour s’adapter à l’après-Brexit s’imposent en outre pour Barclays, qui a soldé la plupart de ses activités européennes depuis la crise financière.

Bénéfices en hausse pour Lloyds Banking Group

Les bénéfices avant impôts de Lloyds devraient augmenter à 2,35 milliards de livres pour la première moitié de 2016, contre 1,19 milliard de livres pour la même période en 2015, le prêteur ayant dû ajouter 1,4 milliard de livres pour indemniser les clients victimes de vente abusive d’assurance prêt immobilier. Un accroissement de ses revenus nets d’intérêts à 5,81 milliards de livres sur la période, comparés aux 5,71 milliards de livres de l’année précédente, est par ailleurs attendu.


Le Brexit n’aura eu qu’un faible impact, étant arrivé assez tard au cours du trimestre. L’attention est par conséquent focalisée sur les perspectives de marge (en anticipant des taux plus faibles), la croissance des prêts (en particulier le crédit à la consommation), les dividendes et les budgets.

La banque annonçait en avril une bonne performance pour les 3 premiers mois de 2016 malgré une réduction de 46 % de ses bénéfices nets à 654 millions de livres dus à des frais de rachat d’obligations des investisseurs.

Les experts de La City avaient prévenu en juin que Lloyds et la Royal Bank of Scotland pourraient rester partiellement la propriété des contribuables pour les années à venir après le chaos causé par le Brexit sur le marché boursier. Une opération de sauvetage de Lloyds par le gouvernement serait alors indispensable après l’effondrement de sa valeur suite au vote.