dedommagement vente abusive

Des garanties inutiles

La FCA (Financial Conduct Authority) a découvert des problèmes « sérieux et généralisés » concernant les polices d’assurance vendues par des magasins et des garages. L’Autorité a identifié près de 3 millions de personnes qui ont adhéré inutilement à ce type de garantie et à ce titre, pourraient obtenir des centaines de millions de livres annuels d’indemnisation.

D’après les informations transmises au Daily Telegraph, la plupart des polices concernées étaient vendues par des commerces réputés spécialisés dans les produits électroniques et les appareils électroménagers. Elles auraient été mises en place par des conseillers clientèle mal formés sur les règles en matière d’assurance et ignorants des préjudices financiers auxquels ils exposaient ainsi les acheteurs.


Ces révélations font suite à une enquête menée par le Which en 2013, qui accusait des enseignes telles que Currys, PC World et Tesco de tromper les clients en leur faisant souscrire une assurance superflue pour des articles ménagers.

Depuis, la FCA interdit aux commerçants, agences de voyages et garages de vendre de l’assurance. Néanmoins, des compagnies d’assurance et courtiers leur octroient une autorisation de commercialisation de leurs produits.

Un scandale des PPI bis

Ce nouveau scandale n’est pas sans rappeler celui assurance emprunteur (PPI), vendues à des millions de particuliers outre-Manche au moment de leur souscription d’un prêt hypothécaire pour garantir le remboursement des mensualités en cas de perte d’emploi ou d’incapacité de travail. Or, non seulement elles étaient excessivement chères, mais elles n’offraient pas la protection attendue.

Selon le quotidien, le dédommagement dans le cadre de cette nouvelle affaire se fera très probablement de la même manière que celui des PPI, avec des assureurs contraints de contacter et indemniser toutes les potentielles victimes. Toutefois, le coût de ces garanties allant de quelques livres à des centaines de livres, le montant accordé à chaque client variera lui aussi notablement.

La FCA va maintenant s’atteler à estimer dans quelle mesure le système porte préjudice aux consommateurs, et pourrait obliger les assureurs à changer de comportement ou à indemniser leurs clients. Sa priorité est d’informer les courtiers et sociétés d’assurance qui mandatent des « représentants » (commerçants, etc.) de la manière dont ils vont être impliqués dans les investigations.

Steve White, le directeur exécutif de la British Insurance Brokers' Association, qui représente les assureurs et leurs courtiers s’engage à collaborer avec la FCA pour faire en sorte que le problème soit soulevé auprès de tous ses membres et à les aider à revoir leurs propres procédures et mécanismes de contrôle.