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La vente d'assurance emprunteur, une obligation pour les courtiers

Pour les experts, le scandale des PPI (Plan Particulier d'Intervention) est l'une des principales raisons de l'actuelle réticence des conseillers à proposer une assurance de prêt immobilier. Or, c'est un élément essentiel du processus, sachant les risques qui accompagnent une telle dette : perte d'emploi, décès, maladie de longue durée ou accident.

C'est la raison pour laquelle elle doit faire partie des standards auxquels doit se conformer tout vendeur d'emprunts hypothécaires. Faute d'informer correctement les souscripteurs sur la nécessité de se doter d'une assurance emprunteur, les agences s'exposent à des plaintes en cas d'aléa de la vie empêchant le paiement des mensualités.

Les directeurs de banque mettent également les courtiers en garde contre un éventuel manquement, avec des litiges extrêmement coûteux à la clé.

Plusieurs freins à la vente d'assurance de prêt

Les résultats d'une enquête publiée à l'occasion de la conférence Protection Review révèlent que la plupart des courtiers négligent la vente d'une assurance de prêt immobilier à des clients pas toujours conscients des conséquences d'une absence de protection lorsqu'ils contractent un crédit pour acheter leur maison.

61 % des intéressés indiquent que la relation actuelle est rompue, quand bien même ils ont une « obligation morale » de convaincre ces personnes de se prémunir contre l'éventuelle incapacité à honorer leur dette.

Certains intermédiaires traitent la protection séparément, et non comme partie intégrante de la démarche, car ils ne savent pas quand introduire le sujet, ou la proposent au mauvais moment. D'autres encore invoquent le manque de connaissances sur des produits perçus comme complexes et en constante évolution.

Plusieurs freins à la vente d'assurance de prêt

Pour faciliter la tâche des courtiers, une simplification du produit s'impose. Ils doivent par ailleurs les conseiller quant aux garanties adaptées à leur profil et leurs besoins.

Selon Robert Sinclair, directeur général de l'Association des Intermédiaires hypothécaires, de nombreux courtiers revoient actuellement la manière dont leurs conseillers gèrent la vente d'assurance emprunteur, beaucoup envisageant l'externalisation pour économiser du temps et des ressources disponibles en interne.