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Envolée des loyers, premier poste de dépense des étudiants

Selon l’enquête annuelle de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), à chaque rentrée, la précarité s’aggrave pour les étudiants à cause d’un coût de la vie de plus en plus cher. L’année scolaire 2017-2018 ne fera pas exception, puisque le montant de leurs dépenses a progressé de +1,1 % en septembre 2015, puis de 1,23 % en septembre 2016.

Dans la capitale comme en province, le logement et les transports sont les deux charges les plus importantes. Le loyer, qui représente 55 % du budget annuel, vient encore d’augmenter de manière notable dans plusieurs grandes villes.


Pour les petites surfaces, les loyers flambent dans 50 % des villes universitaires. L’Île-de-France reste la plus chère, le loyer moyen y étant passé de 795 euros à 806 euros par mois entre 2015 et 2016 (+1,38 %), hausse que le syndicat étudiant attribue au « non-respect de l’encadrement des loyers ». Mais ce n’est pas la progression la plus marquée ; en effet, alors que l’augmentation moyenne est de +0,5 % dans le reste de l’Hexagone, Bordeaux se distingue avec un record à +4,7 %.

Hausse conséquente du prix des transports

À Paris, Bordeaux, Lyon, Orléans, Besançon et Nice, à l’envolée des loyers s’ajoute une augmentation des tarifs de transports publics. Sur ce critère aussi, la région parisienne est la plus onéreuse, caracolant en tête du classement des villes affichant un tarif supérieur à 300 euros par an.

Pour le syndicat étudiant, les municipalités doivent de toute urgence accorder des réductions plus conséquentes aux étudiants. Toulouse fait office de bon élève en gardant un forfait moins cher pour les jeunes, bien que celui-ci soit actuellement menacé de disparition. Ensemble, les étudiants et l’Unef bataillent pour le maintien de ce tarif préférentiel indispensable à leur mobilité.

Quelques avancées sur les conditions de vie étudiante

Difficile dans de telles conditions d’acquérir son autonomie. 300 000 prêts étudiant sont souscrits chaque année. En complément, la moitié des étudiants sont contraints de prendre un emploi salarié pour subvenir à leurs besoins, à temps plein pour 30 % d’entre eux. Or, l’étude désigne le salariat étudiant comme l’une des premières causes d’échec scolaire.

Bonne nouvelle toutefois dans une année perturbée notamment par les grèves contre la loi Travail : les frais obligatoires d’inscription (incluant le restaurant universitaire) seront gelés. Grâce à une bourse universitaire d’échelon 0bis, des milliers d’étudiants seront exemptés de frais d’inscription ou à des tarifs réduits.