contester constat amiable

Tout assuré, victime d'un accident de la route, est tenu de procéder à la rédaction d'un constat amiable afin de déterminer les circonstances, les dommages et la responsabilité de chaque automobiliste. C'est un document essentiel auquel vous devez prendre le temps de bien le remplir. En effet, c'est sur ce document que va se baser l'assureur pour procéder à l'indemnisation de son assuré.

Remplir correctement le constat amiable

Ce document à valeur juridique fait donc office de preuve pour l'assureur. La validité de ce document est conditionnée par la signature des deux parties en cause, tout en illustrant leur accord à la convention. Il est évident qu'un constat mal rempli peut vous rendre responsable de l'accident à tort.

Pour remplir ce constat amiable, l'assuré a besoin de la carte grise, de l'attestation d'assurance du véhicule et de son permis. Le constat amiable doit déterminer les circonstances qui ont donné lieu à l'accident, tout en identifiant l'autre automobiliste et les coordonnées d'éventuels témoins présents lors du sinistre.

Ce document ne doit pas servir à reconnaître la part de responsabilité de chaque automobiliste, s'il y a un désaccord vous disposez de la rubrique 14 « mes observations » afin de donner votre version des faits.

Il faut savoir que seule la 1ère page du constat amiable compte pour l'assureur. En effet, toutes les observations qui seront inscrites au verso de ce document n'auront pas de valeur légale car elles sont rédigées individuellement.

Contestation de la décision de l'assureur

S'il n'est pas possible de revenir sur le constat amiable signé entre les parties, il est tout de même possible de contester la décision faite par l'assureur dans un délai de 2 ans après la date de constatation du sinistre. Cette contestation peut porter sur le refus d'indemnisation, une indemnisation trop faible, une hausse de la prime ou toute autre décision dont vous estimez être injuste.

Pour ce faire, il est possible de s'adresser à son assureur par lettre recommandée avec accusé de réception pour lui faire part de la volonté d'utiliser le droit de contestation. Cette demande devra être accompagnée de toute preuve permettant de décharger la responsabilité de l'assuré voir d'améliorer l'indemnisation de ce dernier.

A défaut de décision favorable, il est possible de recourir à un ultime recours à l'amiable qui est la saisine du médiateur de l'Assurance. Cette autorité indépendante, après étude de votre dossier, va rendre un avis dont l'assureur n'est pas obligé de s'y plier. Si ce recours ne marche pas, il est toujours possible d'intenter une action en justice si vous estimez être dans votre droit.