Pourquoi tarifs assurances ne cessent croître

L'influence de la loi Hamon

La loi Hamon qui est entrée en vigueur en janvier 2015, a permis aux assurés de résilier plus facilement leurs assurances, car en respectant un an d'engagement minimum et avec un mois de préavis à respecter, il est possible de résilier son assurance à tout moment.

Cette loi a obligé les assureurs à diminuer ou geler leurs prix pour rester compétitifs. Cependant compte tenu de l'inflation de leurs coûts globaux et de la baisse de la rentabilité de leurs placements financiers, les assureurs n'avaient pas d'autre choix que d'augmenter leurs tarifs.

Le cas de l'assurance habitation

Le principal facteur qui a impacté la hausse des tarifs des assurances habitation est l'augmentation des catastrophes naturelles, les inondations de fin mai et début juin 2016 notamment, qui ont alourdi la facture. À titre d'exemple, les tempêtes liées à la neige ou à la grêle ont augmenté de 25% entre janvier et septembre 2016.

Au total, les catastrophes naturelles ont causé des dommages évalués à hauteur de 2 milliards d'euros sur l'année 2016.

Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet d'études Fact & Figures tente de nous rassurer : « Les tarifs vont continuer à grimper, mais on est plutôt sur un rythme en décélération après plusieurs années de forte hausse ».

Plusieurs facteurs expliquent la hausse des tarifs en assurance auto : tout d'abord l'année dernière, sur le mois de septembre, on a constaté une augmentation des accidents mortels sur la route à hauteur de + 30,4% par rapport à septembre 2015.

Pour fixer leurs prix, les assureurs analysent les statistiques de la sécurité routière, et les tarifs sur 2017 ont augmenté de 1,5% en moyenne. Selon un assureur interrogé par l'AFP : « Le marché de l'assurance automobile n'est pas du tout rentable. Il est donc normal de voir les tarifs monter pour corriger cette situation ».

Un autre facteur explique cette hausse : c'est l'augmentation du prix des pièces détachées (+2% en un an).

Enfin, on remarque que les tribunaux accordent des montants liés aux dommages corporels de plus en plus importants, dans ce cas le montant des tarifs des assureurs auto ne peuvent qu'augmenter.

Une hausse liée aussi au terrorisme

Face à la recrudescence des actes terrorismes de ces dernières années, la contribution des assurés, qui était à hauteur de 4,30 euros par an pour le Fonds de Garantie des Victimes des Actes Terroristes (FGTI) n'est plus suffisante. Ce montant est donc passé à 5,90 euros. L'ancienne secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes avait déclaré l'année dernière : « ça va rapporter 140 millions d'euros par an, ce qui va permettre de ne pas puiser dans les réserves du fonds ».