systeme de pression des pneux

Alors que le secteur automobile ne s’est pas encore bien remis des récents évènements de fraudes, un nouveau scandale est sur le point d’éclater.

Faisant suite aux accusations portant sur les boîtes de vitesse Audi, c’est maintenant au tour du système de pression des pneus qui se voit remis en cause. Les soupçons ont été soulevés par l’association Transports et environnement, après plusieurs tests dans de nombreuses conditions sur le dispositif.

Le TMPS mis à l’épreuve

L’association Transport et environnement a pris l’habitude d’entreprendre des tests indépendants pour vérifier les performances avancées par les marques. Ceci dans le but de prouver que ces performances sont discutables. Après s’être penchée sur diverses données techniques, l’ONG s’est focalisée sur le TMPS ou Tyre Pressure Monitoring System, obligatoire depuis 2014.


Ce dernier est un équipement disponible sur les véhicules modernes et désigne, par traduction française, le système de contrôle de la pression des pneus. C’est plus un capteur installé dans les pneus et qui signale le conducteur si l’un de ses pneus est dégonflé. Ce dispositif a un enjeu environnemental majeur.

En effet, un pneu sous gonflé a une plus grande résistance au roulement et consomme plus de carburant, sans oublier le fait que le véhicule est plus exposé à des accidents. Cela peut également entrainer une augmentation de cotisations auprès de l’assurance automobile.

Tricherie sur la performance du système

Suite aux tests effectués par l’ONG, le système n’affiche de bons résultats que sur le banc d’essai. Pour vérifier les performances avancées par les constructeurs, elle a reproduit les mêmes tests réalisés par ces derniers, sur tous les plans. Le résultat est moins convaincant. Sur le banc d’essai, le système fonctionne comme prévu.

Il réagit rapidement lors d’un pneu dégonflé. Par contre, sur un circuit réel, les résultats sont différents. Les testeurs ont pu rouler pendant 70 minutes avec un pneu sous-gonflé sans avoir de signal venant du système. Pour en être sûr, les ingénieurs ont répété l’opération avec tous les pneus, le système n’a donné une alerte que dans un cas sur six.


Similitudes entre pratiques frauduleuses

Les résultats de ce test soulèvent encore plus de questions. Les appareils sont-ils conçus spécialement pour réussir les tests uniquement sur banc d’essai, comme dans le cas des mesures d’émissions de gaz polluants ?

Transport et environnement affirme donc que ces appareils fonctionnent mal et mettent en danger le conducteur et les passagers du véhicule. Pour l’association, il s’agit d’un écart de performances programmé par les constructeurs et demande à ce que les tests soient effectués sur un circuit et dans des conditions réelles.