projet de privatisation stationnement

Dans la capitale espagnole, le partenariat public-privé a été mis en place en 2002, destiné au service de surveillance du stationnement. Depuis, la baisse des fraudes a été constatée. Ainsi 95% des usagers espagnols useraient du parcmètre, et cela augmenterait encore, selon la mairie.

Sur Paris, la situation tend vers le positif, car la mairie annonce un niveau financier favorable. En effet, l’établissement public a déclaré un coût de 70 à 75 millions d’euros pour une recette de 85 millions d’euros.

Toutefois, une pétition circule déjà pour contester cette décision de privatisation. Certains dénoncent une situation d’inégalité entre les résidents et les visiteurs.


Perte de 300 millions d’euros par an pour la ville

Selon les déclarations d’Anne Hidalgo, 91% des conducteurs ne paient pas les parcmètres de Paris, soit une perte de 300 millions d’euros par an. C’est dans la stratégie de lutte que la mairie a pris la décision de confier les stationnements payants à un gestionnaire privé.

Pour un premier bilan, Madrid est un bon exemple. Pour les usagers, cette situation n’est pas des plus avantageuses. En effet, depuis qu’un prestataire privé gère le service, le prix des amendes espagnoles tend à augmenter, alors que l’amende actuelle parisienne est de 17 euros.

Pour un simple dépassement de temps, l’amende est de 30 euros, 60 euros pour une autorisation non valide et 90 euros pour absence de ticket de stationnement.

Un niveau de contrôle plus élevé

Pour le cas de Madrid, l’efficacité du contrôle est avérée depuis 2002. Les zones de stationnement ont été divisées par couleurs : bleue pour les visiteurs et vertes pour les résidents. Cette technique a permis de simplifier le contrôle et de garantir des places aux riverains.

Le nouveau système d’horodateur oblige le conducteur à entrer sa plaque d’immatriculation afin d’obtenir un ticket de stationnement. Cela peut également entrer dans le programme de bonus-malus écologique tout en faisant fuir les fraudeurs.


Le système est directement relié aux équipements des véhicules des agents de police de lecture des plaques d’immatriculation. Ces derniers pourront aisément identifier les véhicules en infraction et dresser un procès verbal.

Système efficace de contrôle des plaques

Depuis 2014, le système de contrôle des plaques assure une régulation du trafic, surtout pour les voitures les plus polluants. En effet, une fois le numéro de la plaque d’immatriculation entré dans l’horodateur, cet équipement sera en mesure d’identifier le taux d’émission de CO2 du modèle de voiture.

La mesure de ce taux se fait selon le barème d’émission bonus-malus écologique. Le prix du stationnement devient gratuit pour les voitures moins polluantes, notamment celles électriques et le prix du stationnement dépend du taux émis.