cotisation assurance voiture

Le marché de l’assurance automobile est un secteur à prendre avec des pincettes. En effet, avec une clientèle frivole, les sociétés d’assurance doivent adapter leurs offres afin de les garder. Cette situation peut expliquer le taux de cotisation annuel d’une grande lenteur. En outre, une pression supplémentaire les attend avec le développement de nouvelles pratiques comme l’auto-partage.

Une évolution certaine à prévoir

Le secteur de l’assurance automobile est à l’aube d’une nouvelle ère. En effet, l’émergence de nouvelles pratiques et l’avancée technologique obligent les compagnies à faire évoluer les dispositions.

Les pratiques comme le covoiturage, l’auto-partage ou location entre particuliers commencent à prendre de l’ampleur, sans parler du développement des véhicules connectés ou des voitures sans chauffeur. Pour marquer cette adaptation à une nouvelle situation, certaines compagnies préfèrent se tourner vers une alliance commerciale avec des start-up.


Une légère hausse des cotisations de 1 à 2 % pour 2018

Un comparateur en assurance auto s’est focalisé sur l’évolution des cotisations dans le secteur depuis 2008. Dans son étude intitulée « Le marché de l’assurance automobile à l’horizon 2018 », le cabinet dévoile les difficultés des assureurs d’ici 2018.

D’après cette publication, les cotisations n’affichent qu’une augmentation de 1.5% en 2015, soit un équivalent de 20.4 milliards d’euros contre 20.1 milliards d’euros en 2014. D’ailleurs, dans cette étude, les cotisations progressent certes mais lentement.

Dans l’horizon 2018, ce même ralentissement des cotisations continuera à s’enraciner avec une progression de 1 à 2 % par an.

Une rude concurrence pour les assureurs

Le secteur de l’assurance auto traverse en ce moment une période où le marché est inondé de concurrents directs. Aussi, certaines compagnies modèrent leurs prix, afin de garder leurs clientèles.

En outre, le développement de certaines offres (« Pay how you drive ou bancassureurs) tends à bouleverser le marché, voire le tirer vers le bas.

Selon le comparateur en assurance, les compagnies devraient adopter une nouvelle stratégie. Même si la marge de manœuvre tarifaire est revue à la baisse, leurs opérations devront se focaliser sur le tarif de gestion et de réparation afin de faire progresser lentement la masse assurable. En revanche, même si le taux de sinistralité est en baisse, les assureurs peuvent poursuivre la hausse des coûts de sinistre.