pneu hiver

Les pneus hiver, tout le monde en a entendu parler. En revanche, peu de conducteurs l’ont encore adopté du fait de son coût. Pourtant, il va dans l’intérêt de tous, surtout en hiver, de s’en équiper.

C’est d’ailleurs l’opinion militée par le président de l’association professionnelle des travaux de normalisation des pneumatiques pour la France ou (TNPF), Pierre Lefebvre. Selon lui, le symbole « 3PMSF » devra être généralisé. D’ailleurs, l’usage de ces pneus pourra faire partie des dispositifs incluent dans les contrats d’assurances auto.

Les pneus hiver : signification des sigles sur le flanc des pneus

Il faut savoir qu’il existe deux principaux types de pneus hiver sur le marché. L’on rencontre souvent le sigle « 3PMSF » sans en connaitre la signification. « 3PMSF » signifie « 3-peak-mountain snowflake » du fait que le pictogramme représente un flocon de neige entouré par une montagne à trois pics.


La présence de ce dernier sur le flanc du pneu est une attestation que celui-ci a subi les tests règlementaires touchant un niveau d’adhérence minimal sur la neige. Un autre sigle de pneu hiver est également en vente, qui est le « M+S ».

La différence entre les deux types réside sur le fait que « M+S » ou mud et snow, n’est aucunement soumis à une obligation de performance sur la neige.

Les avantages apportés par les pneus « 3PMSF »

Les pneus « 3PMSF » font partie de la liste des équipements spéciaux. Ainsi, ils permettent au véhicule équipé de circuler sur les zones routières enneigées délimitées par le panneau B26. L’obligation d’équipement permettrait de limiter les blocages du réseau routier, souvent rencontrés durant les épisodes neigeux importants.

Un autre avantage serait aussi la réduction de la consommation de sel et par conséquent son impact sur l’environnement. Ceci étant cas il ne serait plus nécessaire de déneiger la totalité de la route.

Sur le plan économique, certes ce type de pneu est plus coûteux que les pneus classiques, d’environ 20%, mais ils permettent de circuler sans risque sur les routes enneigées. À l’instar d’une assurance, certains choisissent d’économiser sur le coût et préfèrent assumer les conséquences du risque.


Optimisation de la sécurité routière

Dans le cadre réglementaire de la sécurité et de la mobilité routière, la responsabilité individuelle seule ne suffit pas. En effet, quelques véhicules bloqués par la neige suffisent à impacter sur le trafic en le paralysant pendant une durée indéterminée.

C’est ainsi dans un souci de fluidité et de sécurité du trafic routier que certains pays imposent une obligation d’équipement à des dates, des zones et des conditions précises. Cette obligation n’est cependant pas encore arrivée dans l’hexagone. Par conséquent, les chiffres varient d’une année à une autre selon la rigueur de l’hiver. En moyenne, il est de 15% contre une moyenne européenne de 35%.