jeune conducteur

Des « combines » pour payer moins

La principale technique appliquée par ceux qui viennent d’obtenir leur permis et qui souhaitent payer moins cher leur assurance est d’enregistrer un de leurs parents comme conducteur principal de leur voiture. Une combine dont ils ressortent au final perdants.

En effet, impossible pour eux de capitaliser sur les bonus qu’ils obtiendraient en évitant les accidents responsables et qui leur permettraient de bénéficier légalement d’une assurance à moindre coût.

Ce sont ainsi près de 40 % de ces nouveaux conducteurs qui fraudent dans les trois ans suivant l’obtention du permis. C’est en effet la durée de la période probatoire pendant laquelle les assurances estiment qu’un conducteur fraîchement titulaire du permis présente un risque accru d’accident.


Ceux qui recourent à ce stratagème évitent ainsi le passage par la case « assurance jeune conducteur » qui est notablement plus chère que celle des conducteurs expérimentés.

Des fraudes multiples

Mais les « petites » fraudes ne sont pas l’apanage des jeunes conducteurs, loin de là. Une majorité (55 %) des conducteurs avouent en effet omettre de déclarer les sinistres et dommages mineurs afin d’éviter un malus.

13 % des sondés affirment avoir déjà mis en scène un accident sur un parking afin de se faire rembourser par leur assureur. Pire encore, 8 % des victimes de vol de voitures affirment avoir intégré dans leur déclaration des objets qui en fait ne s’y trouvaient pas.

Tous ces chiffres sont le fruit d’une enquête réalisée récemment par un site de comparaison de tarif d’assurances auto auprès d’un peu moins de 3500 conducteurs. En parallèle, l’Alfa (Agence pour la lutte contre la fraude à l’assurance) affirme qu’environ 30?000 déclarations effectuées chaque année seraient en fait des faux sinistres.