production de voitures en France

La filière automobile française rencontre de grandes difficultés depuis trois ans. Bien qu’elle tente de faire face à ces difficultés, la France ne pourra pas encore retrouver son volume et sa création d’emploi d’avant la crise.

Un premier redémarrage a réussi en 2011 avec une production de 2 millions d’immatriculations, volume qui est encore loin des 2.3 millions vendues en 2009.

En outre, la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois en 2014 a marqué le déclin de la filière. Depuis, le retour des emplois partis à l’étranger et la stabilité progressive du volume de production sont à espérer.

Retour non probable en territoire des sociétés délocalisées

Chaque société automobile a sa manière de gérer la crise. La stratégie de Renault de Flins consiste à augmenter de 3 heures le volume horaire de ses employés sans augmentation de salaire, tandis que la production de Clio a été délocalisée en Turquie. Pourtant, selon un expert automobile, le retour de ses chaines de production sur le territoire français est improbable, voire impossible.

En effet, Renault et PSA ont construit des usines modernes dans tous territoires, de l’Europe de l’Est à l’Afrique du Nord, pour une production à moindre coût.


Dans la compétition internationale, la qualité de l’industrie automobile française a largement chuté. Ainsi, avant d’acheter et d’assurer son auto, il est nécessaire de prendre ses précautions et d’être vigilant sur l’état réel du véhicule. En effet, selon un professionnel en assurance crédit, la valeur ajoutée de l’industrie automobile a baissé de 29% entre 2008 et 2014.

Réduction des effectifs pour le recours à l’intérim

Depuis la crise, les entreprises n’ont cessé de procéder à une réduction d’effectif. Selon l’Insee, la filière se serait débarrassée de 75 000 salariés, CDD et CDI confondus, entre 2008 et mi-2016.

Cette suppression de poste a autant touché les constructeurs nationaux que les sous-traitants. La tendance actuelle chez les entreprises automobiles françaises est le recours à l’intérim. À cet effet, Renault a triplé de 4.5% à 16.8% le nombre de ses travailleurs intérimaire de 2013 à 2015, ce qui a réussi à tirer vers le haut son volume de production.

Dans cette même période, PSA a augmenté son effectif de 20%. La conséquence de la crise du secteur sur l’emploi se fait ressentir, bien que l’intérim représenterait jusqu’à la moitié des postes sur certaines lignes.