voiture essence et diesel

Suite à un mois de février morose pour le marché de l’automobile français, le mois de mars lui a offert un bon bol d’air avec une hausse des ventes de 7%. Mais le vrai tsunami vient du fait qu’il s’est vendu plus de véhicules essence que de diesel.

Une baisse de 26% en 5 ans

En 2012, les motorisations diesel représentaient 73% de part de marché. En mars 2017, la part de vente des véhicules fonctionnant au gasoil à symboliquement passée sous la barre des 50% pour atteindre les 47%.

Mais, sur le premier trimestre, la diesel reste en tête avec 47,4% de voitures neuves (ce chiffre était de 52,19% pour la même période en 2016). L’essence, lui, représente 47,24% des ventes ce qui lui fait une augmentation de près de 4% par rapport aux trois premiers mois de 2016. Les 5,3% restant sont comblés par les voitures électriques.


Pourquoi cette baisse ?

Cette baisse est explicable par plusieurs facteurs. Premièrement, la « chasse » au diesel se fait de plus en plus ressentir suite au resserrement des normes et des taxes qui ne favorisent plus les véhicules fonctionnant au gasoil . Les études alarmistes sur ce carburant ont aussi eu écho dans les ménages français, ainsi que le scandale des moteurs truqués de chez Volkswagen.

Mais, cette baisse est un peu tombé comme un cheveu sur la soupe et on ne sait pas jusque quand elle va durer. Pour François Roudier, directeur de la communication du Comité des Constructeurs Français d’Automobiles, « il y a un plafond européen qu'on n'arrive pas encore à saisir ». En effet, la baisse de vente de nouvelles voitures diesel en Europe de l’Ouest est passée de 51,6% à 49,5% en 2016.

Un bon mois pour le marché français

Le mois de mars a été très fructueux pour le marché français de l’automobile. Avec 226 147 nouvelles immatriculations, il s’est vendu 7% de véhicules en plus qu’en mars 2016. Et les constructeurs de l’Hexagone ne sont pas en reste : Renault a vu ses ventes grimper de 5,3% et PSA (Peugeot et Citroën) a encore fait mieux avec une hausse de 8,5%.

Du côté des constructeurs étrangers, la palme revient à Toyota dont son volume de vente a augmenté de 34,1%. En termes de nombre d’immatriculations, le groupe Volkswagen, malgré une baisse, reste en tête avec plus de 10% du marché français.