entretien des routes

Les objectifs déterminés en matière de Sécurité routière sont bien précis. L’État continue d’investir dans de nouveaux appareils du fait qu’ils rapportent. En misant sur cette option, il choisit de délaisser les radars, jamais considérés comme ayant servi la décrue du nombre d’accidents.

Toutefois, en ce qui concerne la dégradation du réseau, plusieurs défaillances sont constatées dans le cadre de l’entretien. Cette situation a pris une telle ampleur que l’association 40 millions d'automobilistes a décidé de prendre les devants. Bien choisir une assurance auto est devenu une étape indispensable pour assurer la bonne tenue de son véhicule.

Situation alarmante de dégradation de route

L’association 40 millions d’automobilistes a mené une enquête du 26 novembre 2015 au 1er mars 2016 concernant l’état des routes dans l’hexagone. Elle a ainsi obtenu un total de 31 186 signalements dans 89 des 101 départements, certaines routes sont même considérées comme impraticables.

Les routes dans l’hexagone affichent une dégradation lente et inévitable depuis plusieurs années. Cela peut s’expliquer par une baisse de 27% par an des crédits destinés à l’entretien par l’Etat et les collectivités, et ce depuis 2011.


Ainsi depuis 5 ans, les 1 073 468 kilomètres de routes françaises enregistrent une situation critique en de nombreux endroits du territoire. Ce réseau routier est pourtant d’une importance économique non négligeable, du fait qu’il permet de relier les régions entre elles. Pierre Chasseray d’affirmer que « ne rien faire, c'est faire payer la facture à nos enfants, en termes d'argent et aussi de vies humaines ».

Négligence flagrante de l’entretien routier

Toujours d’après le constat de l’association, ce résultat n’est pas une surprise. Les usagers pointent du doigt les failles d’aménagement et les défauts d’entretien, dont les chaussées fissurées ou déformées, le manque de signalisation ou encore l’absence de glissières de sécurité.

Face à cette négligence étatique, l’association a décidé d’engager la responsabilité de l’État, comme en cas d’accidents mortels. Selon son délégué général, Pierre Chasseray, « il faut que chacun assume sa responsabilité ».

L’État est appelé à « assumer sa part de responsabilité »

Les données publiées par la Sécurité routière ne sont pas optimistes. Ainsi, 1 278 personnes ont trouvé la mort en 2015 après avoir heurté un obstacle fixe, soit 37% de la mortalité routière. Cette situation exige de ce fait l’application d’actions plus constructives, certes beaucoup plus onéreuses que l’installation des radars.

Au lieu de cela, l’État préfère investir dans des radars-tirelires et concède 8 591 kilomètres d’autoroute à des sociétés privées. En effet, l’État s’est déchargé de sa responsabilité sur les conseils départementaux, laissant les communes libres d’installer des gendarmes couchés plutôt que de boucher les nids-de-poule.