brouilleur avertisseur de radars

Les avertisseurs de radars bientôt inopérants ? C'est le projet de l'Etat et des forces de l'ordre qui n'ont jamais vu d'un bon œil ces appareils.

Une répression accrue

De plus en plus de mesures sont mises en place pour lutter contre la mortalité et les infractions routières. Ainsi, de nouveaux types de radars (fixes, embarqués, feux rouges…) se sont multipliés ces dernières années. La privatisation des radars embarqués va elle aussi bientôt voir le jour. Par ailleurs, la sécurité routière a déjà lancé des appels d'offres afin de recruter des chauffeurs pour ces véhicules équipés de radars.

Pour contourner ces dispositifs de sécurité, beaucoup d'automobilistes se sont équipés d'un avertisseur de radars. Ainsi, les forces de l'ordre veulent lutter contre l'expansion de ces équipements en les rendant inefficaces, grâce à des brouilleurs. Il serait alors impossible pour les usagers d'émettre ou de recevoir des alertes sur la présence des radars. La date officielle de mise en place de ces brouilleurs n'a toujours pas été communiquée.

Une mesure qui fait débat

La mesure est loin de faire l'unanimité. Daniel Quero, président de l'association 40 Millions d'automobilistes, commente cette décision : « Pourquoi vouloir précipiter à ce point la mise en œuvre de cette mesure, alors que l'expérimentation est en cours depuis moins de deux mois et qu'aucun résultat intermédiaire n'a été publié ? S'agit-il réellement de sauver des vies, ou bien cette mesure n'est-elle destinée qu'à remplir les caisses de l'État grâce aux dizaines de millions d'amendes que devront payer les automobilistes flashés ? » . Des questions se posent alors sur cette mesure : est-elle vraiment là pour la sécurité ? Ou pour les caisses de l'Etat ?

L'association de défense des automobilistes pointe aussi du doigt le gouvernement car, selon elle, celui-ci profite de cette période électorale pour faire passer « dans l'ombre, des mesures défavorables aux automobilistes ». Le gouvernement se défend en mettant en avant un risque de sécurité publique, principalement causé par les menaces terroristes.