volant voiture Audi

Les boîtes de vitesses automatiques de la marque Audi sont pointées du doigt. Après avoir levé le voile sur le logiciel truqueur de moteurs Diesel Volkswagen, ce nouveau scandale donne matière à réflexion aux acteurs dans le secteur automobile.

Grâce à l’évolution de l’électronique, le fonctionnement de la boîte de vitesse automatique influence grandement sur les niveaux d’émissions polluantes du véhicule. Ainsi, équipé d’un logiciel, la boîte de vitesse serait capable d’identifier le moment où la voiture passe un test pour s’assurer que celle-ci n’émette qu’un taux d’émission polluante bas.

Fraude contre l’environnement ?

Durant sa récente annonce, Audi a presque reconnu sa manœuvre, dite frauduleuse. En effet, reconnue qu’à demi-mot seulement, ses transmissions automatiques seraient capables de déceler le moment où la voiture passe un test officiel, notamment grâce à la rotation du volant et par la suite adapter les passages de vitesses en fonction.


En principe, plus le moteur tourne lentement, plus la vitesse enclenchée est élevée, ce qui aboutit à une moindre consommation du bloc, et rend la voiture polluante. C’est en régissant le moteur que le logiciel arrive à influencer la performance environnementale de la voiture. Une pratique de ce genre a été remarquée par les autorités françaises sur la Fiat 500x.

Une technologie de pointe

Pour assurer son auto en conduite manuelle, la responsabilité incombe au conducteur. Ce dernier n’est pas sans savoir que son plein durera moins longtemps s’il pousse l’accélération à fond.

Il a alors le plein contrôle de son véhicule. En conduite automatique, c’est au logiciel de la boîte de vitesse de changer les vitesses quand le moment lui semble opportun. Cela se fait grâce à son algorithme de calcule du temps réel entre le rapport optimal et le rythme recherché par le conducteur.

L’idée est de maitriser la consommation avec une reprise convenable, que les experts appellent « bio du moteur ». Pour adapter les performances de la voiture aux conditions réelles de conduite, les constructeurs ont intégré à leurs algorithmes plusieurs modes, dont le mode normal, sport et éco.

Des logiciels « auto-apprenants » dans les boîtes de vitesses automatiques

Pour compliquer ou faciliter la conduite, les logiciels sont de plus en plus « auto-apprenant ». Cette faculté implique qu’ils enregistrent au fur et à mesure les comportements du conducteur de la voiture à leur propre algorithme pour répondre correctement aux demandes de celui-ci durant la conduite. Cela pourrait influencer son établissement d’assurance au moment d’assurer son auto.